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Funérailles Colles & Dominicy
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Espace condoléances

Monsieur Pierrot HEINTZ

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Domicilié à Bonnert (6700)
Né à Arlon (6700) le mardi 7 septembre 1943
Décédé à Bonnert (6700) le lundi 4 février 2008 à l'âge de 64 ans
Epoux de Madame Bernadette MOTTET

Espace « condoléances » 

Cet espace condoléances a été créé le mardi 5 février 2008.

Les hommages

1 hommage  
Hommage 

Très Chère Bernadette,
Tu fus la première et la seule à m'accueillir d'un sourire et d'un mot gentil lorsque j'atterris à Arlon. Malgré le mal qui te rongeait, jamais tu ne te départais de cette chaleur dans l'accueil, de cette bonne humeur. Pierrot — je l'ai compris bien plus tard — recelait ton secret vital. Sous ses dehors moqueurs, son fin sourire ironique, ses feintes bougonneries, bien plus qu'un mari, il t'était l'indispensable compagnon. Il accompagnait discrètement tes souffrances, te remontait le moral, faisait jaillir ces éclats de rire qui témoignaient dans les pires moments de ta joie et de ta volonté de vivre. Jamais je n'ai perçu chez lui la moindre lassitude à ton égard? Au contraire, il était toujours là, sans tapage mais empli de préventions.
Est-ce à ce caractère volontairement en retrait qu'il nous faut attribuer son mutisme artistique alors que jamais ses doigts ne désobéissaient à son oeil. Il me souvient de portraits qu'un Hubert Grooteclaes aurait enviés. Pierrot était-il de ces intransigeants surréalistes — tel Jacques Wergifosse, eh oui!— professant que l'art n'existe pas et ne mérite donc pas d'être soumis à quelque critique? Pour moi, il a emporté ce secret pour autant qu'il existât. Son talent était indéniable, son attachement aux trognes les plus humaines le rendait transcendant, comme dans cette virtuose illustration de la truculence du guide du Haut-Koenisgburg? Qu'il ait choisi, pour dernière demeure, sa chère Alsace n'étonnera que ceux qui l'ignoraient. En ce caractère alsacien, apparemment renfermé mais en réalité respectueux de chacun, il se reconnaissait certainement.
Chère Bernadette, il faudra m'excuser. Car, à l'instar de Pierrot, je me mure volontiers dans le silence, m'éloigne du petit monde si proche. J'avais promis de te recontacter, j'ai trop tardé que pour pouvoir te venir en aide si peu que ce soit. Et, sur ma planète, l'actualité arlonaise n'a pas droit de cité. Ce n'est que samedi que j'ai appris le deuil qui te frappe injustement, toit qui, déjà, a donné plus que ta part à la souffrance et au dévouement aux autres. Pardon de cette absence.
Demain, et surtout après-demain, quand se distendront les bonnes volontés happées par leur train-train, sache que tu peux compter sur moi, compter sur nous car Françoise, tout comme les enfants, s'associent à ton deuil. Surtout, n'hésite pas à user et abuser de ma quasi-totale disponibilité.
Courage Bernadette, Pierrot n'est plus mais comme tu le réalises déjà, jamais il n'a été aussi présent.

Paul, Françoise, Pierrick et Claudia

Paul Vandenbroucke- 10-02-08

 
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